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La collecte des coquillages dans les îles bijagos

Vendredi 6 juin 2008

Les espèces présentes dans les îles

Les coquillages sont nombreux en Guinée Bissau, les espèces les plus couramment répandues sont l’arche épaisse d’Afrique de l’ouest (Anadara senilis) le couteau (Tagelus adansonii), l’huitre de palétuvier (Crassostrea tulipa ou gasar), la mélongène noire (Pugilina morio) et le volute (Cymbium cymbium, C. marmoratum, C. glans et C. pepo). Les trois premières espèces sont des bivalves et les autres sont des gastéropodes. Les coquillages sont présents sur l’ensemble de l’archipel des Bijagos et de nombreux sites sont exploités par les communautés insulaires.
Techniques de collecte

Les instruments de cueillette sont rudimentaires mais efficaces, limités souvent à une cuillère pour les arches (arco ou Baadi en Bijago) ou à de longues tiges métalliques recourbées, très efficaces pour chercher en profondeur, à des coupes-coupes pour les huîtres.
Pour recueillir les coquillages, les femmes adoptent une posture particulière, elles se tiennent jambes tendues, dos repliés sur elles-mêmes, elles paraissent stoïques avec une grande facilité.

A l’aide de leurs instruments, elles retournent la couche superficielle encore détrempée et recueillent le fruit de leurs efforts, munies de divers récipients, un pour le transport un autre pour rincer et laver à plusieurs eaux les coquillages. Une fois que le deuxième récipient est plein, elles lavent à trois eaux les coquillages et les déversent dans le seau final jusqu’à le
remplir.
Pour les huîtres, les mieux pourvues ont un coupe-coupe ou une hache (catana en créole). Pour saisir le rhizophore, en détacher les huîtres et pour éviter de trop se blesser les mains, les femmes utilisent un bâton fourchu appelé po brau.
Leur propre tenue est réduite au minimum, un vieux pagne qu’elles remontent au-dessus des genoux, un tee-shirt en plus pour certaines, mais pieds nus. Certaines se servent de vieilles chaussettes et ou de gants ce qui les protègent à peine des coupures de coquilles.

Acteurs de la collecte


Ce sont donc les femmes qui sont en charge de cette activité d’extraction, elles sont d’âge mur (entre 40 et 48 ans). Les femmes les plus âgées sont meneuses des campagnes de collecte et les plus jeunes se déplacent et migrent sur les marchés pour vendre les produits. Les jeunes femmes ne semblent pas être intéressées par cette activité, qui est contraignante et pénible. Les femmes ont cependant une aide auxiliaire, celle des enfants âgés de 6 à 11 ans, filles et garçons. Les femmes cueillent individuellement ou en groupe de 3 ou 4 femmes, elles partent alors avec une coépouse, une cousine, une voisine, une amie, toujours de même clan.
La collecte est d’abord individuelle même si elle est pratiquée en groupe, puis le travail devient collectif et solidaire. Une femme qui aura rempli son seau aidera rapidement les autres femmes. Il n’y a pas de concurrence entre elles.


Coquillages et populations

Les coquillages sont la base de l’alimentation bijago, source d’énergies et de protéines. Ils sont largement utilisés dans la cuisine et offrent une diversité de plats. Accompagnés d’huile de palme, de chebem, d’huile d’arachide, fris, bouillis, crus, séchés les coquillages se consomment sous toutes ces formes.
Enfin, il existe un lien fort entre la culture des Bijagos et l’utilisation de ces coquillages à travers les cérémonies. Le passage d’une classe d’âge à une autre se fait par étapes, au travers des rituels d’initiation. Les plus jeunes servent les plus vieux en offrant des produits comme du tabac, du riz, du vin de palme et des coquillages… Cela s’appelle o pagamento de grandeza, littéralement « payer la grandeur, la sagesse ».


Par Claire Bernatets

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